Fonds d’archives

Fonds Desforges

Fonds Desforges, archives de la famille Fontfrède © Henri Derus

Collection privée de la famille Fontfrède

  • Collection privée de la famille Fontfrède, Vertaizon (France)
  • Importance matérielle : environ 650 pièces
  • Dates extrêmes : 1920-1950
  • Langue : Français

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Historique du producteur du fonds : Émile Desforges (1888-1956)

Originaire du Berry, Émile Desforges (1888-1956), ancien officier de cavalerie, s'installe à Clermont-Ferrand dans les années 1920, où il est chargé de l'administration de la maison Desaymard, importante entreprise spécialisée dans le négoce de produits chimiques, de peintures, de vernis et de colorants.

Parallèlement à son activité professionnelle, il se consacre à l'étude et à la valorisation du patrimoine auvergnat. Ses travaux portent aussi bien sur l'histoire régionale que sur le folklore, l'ethnographie, la toponymie et les traditions populaires. Archéologue autodidacte, il participe notamment à l'exploration de la nécropole romaine de Maison Blanche à Pardines (1928-1929), tout en suivant de nombreux chantiers urbains dans le centre-ville clermontois. Après la publication de Gergovia (1929) et de La Bataille de Gergovie (1933), il fonde le comité « Pro Gergovia » destiné à relancer les travaux archéologiques sur le plateau de Gergovie, qu'il codirige avec l’universitaire britannique Olwen Brogan jusqu'en 1938. Il accorde une attention particulière à l'enregistrement des observations de terrain et à la documentation photographique, dont il fait un outil essentiel de ses recherches.

Auteur de plus d'une centaine de publications parues entre 1926 et 1956, Desforges compte aujourd’hui parmi les principales figures de l'érudition auvergnate de la première moitié du XXᵉ siècle.

Fonds Hatt

Fonds Hatt, archives du musée Bargoin, Clermont Auvergne Métropole © Henri Derus

Archives du musée Bargoin

  • Archives du musée Bargoin, Clermont Auvergne Métropole, Clermont-Ferrand (France)
  • Importance matérielle : 0,485 ml
  • Dates extrêmes : 1934-1947
  • Langue : Français

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Collection privée de la famille Hatt

  • Collection privée de la famille Hatt, Strasbourg (France)
  • Importance matérielle : 54 pièces
  • Dates extrêmes : 1942
  • Langue : Français

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Fonds Hatt, archives de la famille Hatt © Thierry Hatt

Historique du producteur du fonds : Jean-Jacques Hatt (1913-1997)

Jean-Jacques Hatt s’initie dès l’enfance à l’archéologie de terrain. Il évolue dans la sphère de Robert Forrer, fondateur de l’archéologie alsacienne, tout en se formant aux côtés de Claude Schaeffer, conservateur-adjoint du musée archéologique de Strasbourg. Après sa démobilisation en juillet 1940, il obtient un poste de professeur agrégé au lycée de garçons Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand où il enseigne entre 1941 et 1945. Hatt est également chargé, à partir de septembre 1941, d’un cours en « archéologie nationale » à l’université de Strasbourg repliée à Clermont. Entre 1942 et 1944, désigné par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), il dirige plusieurs campagnes de fouilles d’envergure sur le « quartier des Artisans » de Gergovie, assisté d’étudiants alsaciens – les Gergoviotes – et d’ouvriers terrassiers.

En 1945, après avoir regagné l’Est de la France, Hatt est nommé directeur de la circonscription archéologique d'Alsace, puis d'Alsace et Moselle jusqu'en 1970, et occupe la fonction de conservateur bénévole du musée archéologique de Strasbourg jusqu’en 1981. En 1953, il est nommé maître de conférences à l'université de Strasbourg et, de 1958 à 1982, professeur titulaire, succédant ainsi à Albert Grenier.

Fonds Chirent

Fonds Chirent, archives de la famille Rousset © Henri Derus

Collection privée de la famille Rousset

  • Collection privée de la famille Rousset, La Roche-Blanche, Gergovie (France)
  • Importance matérielle : 1,80 ml
  • Dates extrêmes : XVIIIe-XXe siècle
  • Langue : Français

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Archives de l'association du site de Gergovie

  • Archives de l’Association du site de Gergovie, La Roche-Blanche (France)
  • Importance matérielle : 0,11 ml
  • Dates extrêmes : XXe siècle
  • Langue : Français

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Fonds Chirent, archives de l’association du site de Gergovie © Henri Derus

Historique du producteur du fonds : Fernand Chirent (1907-2004)

Fernand Chirent (1907-2004) intègre l’École nationale d’Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne en 1924 où il poursuit des études d’ingénieur jusqu’en 1927. En 1929, il entame une carrière dans l’industrie au sein de la Compagnie de signaux et d’Entreprises électriques. En parallèle, il exploite les terres familiales sur le plateau de Gergovie et joue un rôle majeur dans la préservation et la valorisation du site.

Passionné d’histoire locale, Chirent fonde le premier musée de Gergovie – le « Petit musée de la Hutte gauloise » – installé dans l’hôtel familial appartenant à sa tante, Alice Layat. Membre actif du comité franco-britannique « Pro Gergovia », il s’investit dans les recherches et les fouilles archéologiques à Gergovie durant les années 1930, photographiant les excavations conduites dans ses parcelles ou assurant la mise au net de certains relevés de terrain. En 1934, il est élu membre correspondant de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Clermont-Ferrand.

Engagé en politique, il est conseiller municipal de la commune de La Roche-Blanche en 1935, maire de La Roche-Blanche de 1947 à 1953 et siège comme conseiller général du canton de Veyre-Monton entre 1949 et 1955. En 1990, il devient président d’honneur de l’Association du site de Gergovie.

Fonds Jacques Oguse

Fonds Jacques Oguse, archives de la famille Oguse Boileau © Henri Derus

Collection privée de la famille Oguse Boileau

  • Collection privée de la famille Oguse Boileau, Valbonne (France)
  • Importance matérielle : Environ 180 pièces
  • Dates extrêmes : 1940-1951
  • Langue : Français

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Historique du producteur du fonds : Jacques Oguse (1921-2017)

Étudiant en droit à l’université de Strasbourg, Jacques Oguse (1921-2017) s’installe à Clermont-Ferrand avec sa famille au moment du repli de l’université alsacienne au début de la Seconde Guerre mondiale. Son père, André Oguse, professeur de grec à l’université de Strasbourg, est alors destitué de son poste, soupçonné d’être d’origine juive.

En juillet 1940, Jacques Oguse s’engage dans l’équipe de fouilles du professeur Jean Lassus et participe cet été-là à la construction de la maison des étudiants archéologues – les Gergoviotes – sur le plateau de Gergovie. Il consigne la vie du groupe, les moments de camaraderie et les activités scientifiques, en prenant des notes des événements et en regroupant de nombreuses photographies.

Probablement vers la mi-1942, il quitte Clermont-Ferrand pour Paris, où il entame après la guerre une carrière dans le domaine du son et de la radio. Il devient ingénieur du son et réalisateur d’émissions radiophoniques à l’ORTF, avant de rejoindre l’UNESCO en 1948. Il y dirige les studios son du département Radio, Télévision et Cinéma jusqu’en 1980.

Fonds Labrousse

Collection privée de J. Toussaint

  • Collection privée de J. Toussaint, Toulouse (France)
  • Importance matérielle : 94 pièces
  • Dates extrêmes : 1945-1949
  • Langue : Français

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Fonds Labrousse, archives de J. Toussaint © J. Toussaint

Historique du producteur du fonds : Michel Labrousse (1912-1988)

Normalien (1931-1935) et agrégé d'histoire (1935), Michel Labrousse (1912-1988) intègre l’École française de Rome en tant que membre titulaire juste avant la guerre (1936-1938). Au cours de ses deux premières années de résidence, il travaille sur divers éléments de topographie urbaine antique à Rome et à Bénévent en Campanie et, au printemps 1937, il part diriger des excavations sur la basilique chrétienne d’Henchir-Tarlist en Algérie.

Mobilisé en 1939, Labrousse est fait prisonnier entre 1940 et 1945. Après avoir enseigné à l'université de captivité dans un camp d'officiers prisonniers de guerre en Allemagne – l'OFLAG IV D –, il est nommé chargé d’enseignement à la faculté des lettres de Toulouse, en histoire antique et romaine en octobre 1945. En juin 1945, il est appelé à fouiller sur le plateau de Gergovie, où il assume la direction de ses premiers chantiers de grande ampleur, et il se consacre à l’étude du site jusqu’en 1949.

Parallèlement, Labrousse est directeur de la circonscription des Antiquités historiques de Toulouse, puis de la région Midi-Pyrénées entre 1946 et 1981 et président de la Société archéologique du Midi de la France de 1958 à 1988.